Kouka (Eri) Awazu - 紅花 粟津 - Espace Cinko - Paris -

 Kouka Awazu, pratique la calligraphie depuis l'âge de trois ans ; c'est à l'âge de dix qu'elle décidait d'en faire son métier après avoir été touchée par des œuvres de calligraphie dans une expo.

Elle a été plusieurs fois primée, et est désormais à la tête d'une école de calligraphie, au Japon, depuis une bonne vingtaine d'années. Son grand-père et son arrière grand-père était aussi calligraphe, autant dire qu'elle a ça dans le sang ... Kouka est douce, lumineuse, et chaleureuse, elle a gardé quelque chose de très enfantin dans son regard, ses manières, une certaine pureté d'âme.
Etre calligraphe c'est l'art de l'ici et du maintenant ;  l'art d'aller à l'essentiel avec spontanéité, l'art d'être capable de sentir les choses en ne retenant que l'invisible, de se dégager du superflu et de retransmettre ce souffle au gré d'un mouvement qui demande tout une vie de travail pour l' exécuter parfaitement ; l'art de renaître en permanence en posant à chaque fois un regard neuf sur les choses, la simplification à l'extrême du monde pour n'en garder que l'énergie.
C'est son métier, elle y a consacré sa vie. Tout ça pour dire que d'une certaine manière je l'envie énormément, comme tous ceux qui savent faire très bien une chose, qui l'ont exploité jeune et qui en ont fait leur vie.

Le réel apprentissage se fait dans la transmission, et l'acceptation de cet héritage. Accepter un héritage, c'est accepter de recevoir de quelqu'un. C'est sûrement ce qui a fait de Kouka ce qu'elle est devenue aujourd'hui, elle a puisé dans l'héritage familiale.

Il n'y a aucun "artiste" dans ma famille, mais heureusement la famille ne se limite pas qu'aux liens du sang. C'est donc qu'il est possible d'hériter de n'importe qui, reste à choisir de qui.

Il y a un détail que je n'ai jamais vu ailleurs que chez elle : Elle utilise en projection, une couleur dorée, qui brille comme de l'or. C'est du plus bel effet sur le noir d'encre. Je crois que cette façon de faire, je vais me l'approprier à ma façon ; à chaque fois je pourrai dire, que c'est un héritage que j'ai reçu d'elle, et raconter ce beau souvenir de la belle calligraphe qui m'a tracé mon prénom en hiragana,  apposé à celui du kanji du Vent.














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